mercredi 22 février 2012

Ne touche pas à ma patrie


Depuis la chute du dictateur, le 14 Janvier 2011, la Tunisie est devenue un pays ouvert sur toute les doctrines politiques et à toutes les idéologies. La boîte de Pandore islamiste ne cesse de surprendre la société tunisienne qui était depuis 14 siècles, une société modérée.
Voilà que des eaux longtemps stagnantes commencent à inonder les espaces publiques. Pire encore, cette poussée de l’intégrisme a crée un schisme au sein de la société et menace même la sécurité et la paix sociale du pays. Oui, l’islam politique en Tunisie n’a cessé de surprendre par sa grande diversité et son large éventail en secte et son organisation, on voit les Nahdhadouis, les salaficites jihadistes, les salafistes scientifiques,  les frères musulmans, les Wahabites… (Etc.).

Qui  aurait pu imaginer, il y a une année, qu’un jour notre Tunisie, fier de son patrimoine historique et ouvert sur la modernité sera l’hôte des prêcheurs extrémistes. L’Egyptien Amr Khaled ; le Saoudien Mohamed Moussa Chérif qui avait donné des « conférences » dans quelques mosquées de notre pays avec la présence de Sadok Chourou et de Habib Ellouz, deux leaders historique d’Ennahdha !!!  Et tout récemment vient de nous visiter le prédicateur de « l’excision esthétique ?!» Wajdi Ghenim qui a fait un Show dans les mosquées de Tunis, de Kairouan, Sousse, de Mahdia, et de Sfax devant des milliers des ses adeptes des deux sexes !!! Ici, on doit noter une caution de taille, le Cheikh égyptien n’a cessé de prêcher un discoure obscurantiste,  étranger aux traditions de l’Islam malikite tunisien, et initiateur à la violence et à la haine.  Wajdi Ghenim, durant toute sa tournée dans les mosquées tunisienne, a présenté son défense de la mutilation sexuelle des femmes on se basant sur des hadiths très critiques de points de vue historique et très faibles au niveau de la filiation des transmetteurs. Cette pratique, qui semble pharaonique est étrangère à l’esprit du Coran, parole véridique de Dieu.
Le prédicateur égyptien (chassé des USA, de l’Angleterre, du Yémen, de la Malaisie et du Bahreïn, de son pays natal l’Egypte en raison de ses prêches radicales), a divisé la société tunisienne où il passe. Les vidéos et les reportages télévisés montrent les mêmes scènes d’empoisonnement des esprits dans les différentes étapes de sa tournée tunisienne.  La séquence la plus bouleversante a été captée par la caméra de la chaîne tunisienne privée EL HIWAR qui, présente une femme, à l’âge mure, interpelle tout le monde on disant : « Aujourd’hui, je me considère comme étrangère dans mon pays, je n’ai jamais vu ça, je pleure notre mosquée et nos hommes ? C’est quoi ces gens tout en noir sur noir, où est la Djebba ? Hé, gouvernement réveille-toi ! Ô gens de la Tunisie êtes-vous devenus des Afghans ? ».  En faite, il s’agit d’un refus, par cette citoyenne libre, de la perte de plusieurs traits spécifiques de notre identité et de la transformation rampante de la société tunisenne qui visiblement « se wahabise » ou « s’afghanise ».

Dans un vidéo très choquant W. Gheniem venu de faire la promotion de l’excision et de la polygamie, a qualifié la démocratie d’hérésie et les démocrates-laïcs de mécréants et d’apostats !!! Son talk-show ne cesse de lancer des fatwas pseudo-savantes qui interdit à la femme la participation active dans la société parce qu’il s’agit, selon lui, d’un Haram !!! Or, tout ça n’est que le fonds de commerce de ces charlatans qui, pour se faire des thunes et s’enrichir, mystifient et manipulent les faibles esprits. Mais qu’importe ! L’industrie de prédication est plus que jamais florissante, son audience est devenue énorme et elle engrange des millions de dollars par an. Pour l’exemple, l’égyptien Amr Khaled passe sur un réseau de 3 chaînes télévisées, gagnant 10 milles dollars par mois ! Comme quoi, la religion, chez ces gens-là, c’est une pure propagande et du business rapportant gros aussi bien pour les chaînes, les associations que pour les prédicateurs qui font tout pour sauvegarder cette roue de la fortune quitte à insister à la haine, à la violence entre les fils du même pays. Comme quoi, ce Ghoneim est venu comme en terre conquise, pour envenimer davantage l’atmosphère, semant la zizanie, dans un silence assourdissant des autorités publiques.  Le plus grave, le plus inquiétant dans cette affaire, c’est qu’au moment même où l’on commence les travaux de l’élaboration de la constitution de la deuxième république, c’est le silence du gouvernement provisoire qui ne peut plus soustraire à la responsabilité étant bien représenté au show de Ghoneim et ayant bien suivi et étendu son prêche. La société civile a tunisienne a présenté son refus ce type de prédicateurs lanceurs de discorde. Qu’il restent chez eux et ne viennent pas diviser et fragiliser notre Tunisie postrévolutionnaire qui se veut démocratique, ouverte et républicaine.  
      

dimanche 12 février 2012

Pour une nouvelle politique de développement régionale



Depuis la chute du dictateur Ben Ali et son régime mafieux, le peuple tunisien commence petite à petit à découvrir sa réalité socio-économique. Les chiffres publiés par l’Institut National des Statistiques (INS), était choquant pour la pluparts des tunisiens. Le taux national de la pauvreté est 24,7%, ce qui signifie que presque ¼ de la population tunisienne vis au-dessous de la précarité. En plus, la géographie de la pauvreté traduit un déséquilibre flagrant entre les gouvernorats côtiers et le reste du pays.
Selon les statistiques de INS on peut noter qu’à Siliana le taux de la pauvreté dépasse 50% de l’ensemble de la population, de même pour Kasserine, Sidi Bouzid, Jendouba, Le Kef où le taux de la pauvreté dépasse 40%.  Ainsi, on peut dire que ces chiffres traduisent très bien la mauvaise politique du développement régionale mise depuis 23 ans par « l’Ancien Régime ».


Gouvernorat
Taux de Pauvreté
SILIANA
50,1%
KASSERINE
46,1%
SIDI BOUZID
42,3%
KEF
42%
JENDOUBA
41%
TOZEUR
38,7%
TATAOUINE
38,3%
BEJA
35,6%
KAIROUAN
34%
GUEBILI
32,8%
GAFSA
30,9%
ZAGUOUAN
31%
MAHDIA
29,8%
GABES
28,9%
MEDENINE
24,5%
BIZERTE
23,8%
SFAX
17,8%
NABEUL
17,8%
MONASTIR
15,8%
SOUSSE
14,9%
TUNIS
13,4%
BEN AROUS
12,8%
MANOUBA
11%
ARIANA
10,1%
TAUX NATIONAL DE LA PAUVRETE
24,7%



Ces chiffres peuvent êtres réduit dans les prochaines années si on suit une politique de développement décentralisée qui se base sur les réalités socio-économique de chaque région. En effet, le secteur touristique qui reste « l’hernie discale » de l’économie tunisienne peut jouer un rôle important dans le promotion économique des régions intérieure, mais on suivant de nouvelles approches. Ainsi, le tourisme culturel peut être un nouveau moteur de développement surtout que la Tunisie est un pays riche en monuments et en sites archéologiques.  De même pour le patrimoine immatériel qui peut être utilisé comme un nouveau moyen pour attirer un nouveau type de touristes. La même chose pour la gestion de notre patrimoine naturel qui peut jouer un rôle  de dynamiseur économique.
   
    

mercredi 1 février 2012

Théorie du nationalisme: Penser la Révolution Tunisienne





L’accélération du rythme des événements depuis le 17 Décembre 2010 constitue une véritable « choc » pour l’ensemble des experts de géopolitique et diplomatie, la réaction de Madame Michel Alliot Marie qui proposa le « savoir-faire » des forces de sécurité français peut traduire le « choc » qu’a produit la révolution tunisienne dans son espace arabo-méditerranéen. La mise de « l’Ancien Régime » sur les médias, la censure de la presse écrite et l’interdiction de quelques sites internet ont permis de donner une image forte du système gouvernemental de Ben Ali.

La Révolution Tunisienne a engagé ; auprès du peuple ; un sentiment de fierté, de dignité d’avoir gagner la bataille contre un tyran, sans leader, sans Parti et sans soutien étranger ; ce qui a renforcer l’image d’une Tunisie avant-gardiste dans le monde arabe car n’oublions pas que la Tunisie est le premier pays qui a pu fonder un régime constitutionnel dans tout le monde musulman en 1861, et qui après avoir entamé l’une des premiers essais de modernisation de son système politique depuis le 19ème siècle et après avoir érigé le code de statut personnelle le 13 Aout 1956 dans une démarche historique, revendique maintenant sa liberté d’expression, de démocratie et du pluralisme à travers une révolution qui se présente comme le berceau des révolutions arabes.

L’opinion publique tunisienne n’a pas encore réalisé l’importance de cette métamorphose radicale qui a été menée. La Révolution été radicale de par ses revendications sociales, économiques et politiques. Elle n’a pas été une révolution sanguinaire ce qui traduit un degré important de maturité ce qui a attiré l’attention du monde entier. Ce grand événement vient de démentir les thèses de « l’exception arabe », du « despotisme orientale » selon lesquelles le citoyen (ou bien le sujet) arabe obéit au pouvoir car il n’a pas d’opinion parce qu’il vie hors du temps historique. Selon Francis Fukuyama et Samuel Huntington, l’arabe est adapté, depuis les indépendances, aux régimes totalitaires et dictatoriaux ou bien aux régimes théocratiques. Cette thèse était plus ou moins correcte jusqu’à la date de 14 Janvier 2011, une date qui a démontrée le contraire et a lancé un espoir dans l’obscurité et a démenti ces thèses erronées. La Révolution Tunisienne a démontré que la démocratie, et les droits sont bien des principes humains qui concernent toutes les ethnies, tous les peuples, toutes les nations.

Les observateurs s’accordent à dire que la Révolution du peuple tunisien diffère des autres révolutions à différents niveaux car elle a crée un nouveau mode de contestations moderne avec l’utilisation de l’internet et des différents réseaux sociaux, et à cause de son caractère pacifique. Depuis la rue avec l’aide des vidéos réalisé la plus part des temps par des amateurs, le monde entier a eu la connaissance en temps réel du miracle de la liberté réalisée par les fils d’Elissa. Ce basculement révolutionnaire et cette libération inespérée n’était dans aucun programme, dans aucune perspective sociopolitique. Il n’y aurait donc pas de sens à prétendre l’événement prévisible et à l’enfermer dans un linéaire idéologique.
En effet, l’un des rôles majeurs que devra assumer l’élite politique et intellectuelle de la Tunisie post-révolutionnaire est celui de reconnaître que nous sommes entrées dans l’Histoire par sa grande porte. Les analyses politiques nationaux et étranger qui commence a étudié « l’Ancien Régime » s’accordent à dire que nous ne connaissons pas de façon précise les méfaits profonds de ce régime mafieux. Il nous faudra du temps, voir de très langues années pour commencer a mesuré le dyfonctionnement du système mit en place depuis 7 Novembre 1987. Les informations qui sont en notre possession ne présentent que moins de 1% de la réalité historique. Nous attendons des études scientifiques basées sur des documents d’archives de l’Etat pour quand puisse commencer à lire l’ensemble du tableau. D’ici là nous devons penser la Révolution Tunisienne ; la mettre dans son contexte mondiale et régionale tout on appelons a protégé les Archives des différentes ministères, de l’administration et du RCD pour que l’historien commence sa quête de réflexion sur une base fiable.             
           

samedi 14 janvier 2012

De dignitatae hominis


   La révolution tunisienne marque une coupure épistémologique avec la réalité socio-politique de la Tunisie contemporaine. Le désir de la liberté et l’appel à la démocratie ont émané du cœur d’un peuple qui a un grand enracinement historique mais qui ouvert sur l’Universel, sur les grandes acquis de l’humanité, sur la modernité et la pluralité.
Le 14 Janvier 2011, cette date emblématique, nous révèle que la liberté et la démocratie ne sont pas exclusivement amaricano-européenne mais aussi arabe. La réponse des tunisiens à la dernière allocution d’ex-dictateur Ben Ali était clair : « D’où tu nous as compris ? Tu nous as fermé la bouche et muselés, tu nous as menés à l’échec, tu nous as enserrés, tu nous as censurés ; on t’a renié avec la liberté qui court dans nos veines ; 23 ans que t’imposes à nous, et aujourd’hui ? Dégage ! ».
Le bouleversement politique qu’a provoqué la révolution n’est t-il pas à replacé un processus historique et social qui, malgré les émotions qui nous ont laissés sans voix, n’est qu’une étape aussi importante soit-elle mais surtout un des possibles de la politique. L’Anthropologie politique, qui a rompu avec une vision structuraliste de la culture au sein de laquelle le changement et l’instabilité apparaissaient comme anomique, permet une intelligibilité des interstices de l’événement.        
La révolution tunisienne a permit de revivre le grand rêve du monde arabe, de réaliser la démocratie et la véritable citoyenneté et de réhabilité la réelle notion de la Patrie. La Tunsie post-révolutionnaire doit s’intéresser essentiellement à la dignité de son citoyen, à accélérer le processus de développement régional et d’intégrer les régions de l’intérieur du pays dans l’économie nationale ; car il s’agit d’une priorité stratégique pour réaliser les objectifs de la Révolution.
Dans ce jour, emblématique, glorieux et historique pour notre Tunisie, nous n’avons que de se rappeler des sacrifices de nos martyres qui ont donnés leurs vies pour nous puissions consommer notre liberté, notre citoyenneté et notre dignité humaine.       

dimanche 8 janvier 2012

Penser la Révolution Tunisienne



« Dans tous les pays du monde arabe, la Tunisie était sans doute le pays dont on attendait le moins qu’il entre en révolution », écrivait l’historienne Jocelyne Dakhlia dans son ouvrage consacré à la révolution tunisienne intitulé : La Tunisie : le pays sans bruit.
La Révolution, cet événement inouï a surpris tout le monde, car il s’agit d’un basculement historique qui coupe avec « l’Ancien Régime », avec ses techniques politiques qui se place dans la continuité de ce qu’on appelle « le despotisme oriental ».   En effet, dès la chute du régime Ben Ali, tout le monde arabe de l’Atlantique au Golfe commence à penser la nouvelle réalité géopolitique et à mettre une perspective pour la réalisation d’une deuxième indépendance. En Tunisie, la révolution a accéléré brusquement l’histoire on instaurant une nouvelle conception des droits et des libertés individuelles, la liberté moderne comme expression d’autonomie de la personnalité et de sa présence dans la vie de la Cité. Ainsi, on commence à percevoir nettement que la liberté se divise en liberté individuelle, d’expression et des Média qui est la première expression de la réalisation de l’indépendance citoyenne dans la maîtrise de son existence face au pouvoir et à ses semblables ; et en liberté politique qui consiste aussi à participer directement ou indirectement à la gestion des affaires publique. Mais la grande question reste à poser : Pourquoi la Tunisie avait cet avantage d’être la locomotif qui prépare la grande conversion du monde arabe à la démocratie, la pluralité et la réalisation d’une citoyenneté dynamique ?


La réponse trouve sa place dans la culture réformiste tunisienne qui a commencé dès le 19ème siècle. A cette époque une élite d’homme d’Etat inspiré par les philosophies des lumières commence à défendre la nécessité d’un Etat limité par une loi. C’est le cas de l’intellectuelle Ahmed Ibn Abi Dhiaf (1804 – 1874), de Bayram V (1840- 1889), et du grand Vizir  Kheiredine Bacha (1823-1890) qui ont imposé à M’hamed Bey l’obligation d’une réforme politique ; il s’agit tout d’abord de la proclamation du Pacte Fondamentale le 10 Septembre 1857 qui instaure pour la première fois dans le monde arabe :
*L’Egalité devant la loi et devant la fiscalité
*La liberté de conscience et la sécurité des cultes
*L’Egalité des musulmans et des non-musulmans devant la  justice ; ce qui instaure le passage du Tunisien-sujet au Tunisien-citoyen.





Le Pacte se termine ainsi : « Nous nous engagerons, non seulement en notre nom, mais aussi au nom de tous nos successeurs, aucun d’eux ne pourra régner qu’après avoir juré l’observance de ces institutions libérale. Nous en prénoms devant Dieu, cette illustre assemblée composée des représentants des grandes puissances amis et haut fonctionnaire de notre gouvernement ». Cela dit, le Pacte Fondamental n’en est pas moins un événement qui eut ses répressions sur la vie politique nationale mais qui a inspiré beaucoup la pensée réformiste arabe du 19ème et du début du 20ème siècle.  
En Septembre 1858, le gouvernement de M’hamed Bey crée un conseil municipal à Tunis dont les 15 membres renouvelables par tiers tous les ans, sont des grandes figures intellectuelles et nobilitaires de la ville de Tunis. Puis, vient le grand moment dans l’histoire de la Tunisie moderne avec les réformes structurelles avec la proclamation en Janvier 1861 de la première constitution dans le monde arabo-musulman, une constitution mise en vigueur depuis le 23 Avril de la même année. Cet événement marque la passage d’une monarchie absolue à une monarchie constitutionnelle, une première dans le monde musulman.






Il s’agit là, d’une des tentatives les plus systématiques de concilier les préceptes de l’Islam avec la conception moderne de l’Etat.
Beaucoup de réformistes tunisiens ont entrepris avec une hauteur de vue incontestable, un véritable travail de philosophie politique sur le citoyen, le droit, l’Etat et la démocratie. Ils procèdent à une analyse des normes islamiques relatives à la foi, à la vertu, à la liberté, à l’égalité entre notamment entre l’homme et la femme, en s’appuyant toujours sur des versets coraniques et sur la Sunna du Prophète. Mais simultanément, ils les comparent aux normes de la civilisation moderne pour aboutir à la conclusion que l’intégration dans la modernité constitue une obligation et un devoir.
                    
Chaque observateur de la réalité politique en Tunisie postrévolutionnaire peut en effet percevoir l’enracinement de ses valeurs dans le fond intérieur de la grande partie des tunisiens, ce qui veut dire que la révolution tunisienne était préparée par une pensée réformiste colossale dès le début du 19ème siècle. Cet œuvre incontournable pour comprendre l’actualité politique eu une influence profonde dans l’inconscience citoyenne, mais il reste maintenant la traduction de ces idées dans notre nouvelle constitution. Attendant donc.   


lundi 7 novembre 2011

Media and Politics in post-revolutionary Tunisia








The Media are a pervasive influence in Tunisian society after the revolution of 14th January 2011. The study of modern Tunisian politics thus requires an examination of the role of the media in legitimizing issues, framing debates, and even altering outcomes. Many journalists insist that their role is not to influence the political processes, but merely to report event. Few any longer truly believe that the media are such neutral actors.  
Indeed, the study of media politics in the past generation has proliferated tremendously. In the political science profession, as recently as the 1990th a relatively few prominent scholars, pointed others in direction of coming to terms with the political influence of the Arabs media. Today, there are hundreds of scholars in the discipline and in the fields of communications and mass media studies devoting their research efforts to understanding the impact of media in politics.
Journalists too have turned a critical eye toward understanding their profession’s impact in the political realm. There public affairs television shows devoted solely  to analyzing the role of journalists in covering political event. Many prominent reports have written articles analyzing the impact of journalism on election campaigns. Many large magazines, have regular columns devoted to analyzing the media, but we must say that many of these magazines and newspapers have a political agenda and seek  to neutralize the impact of the media on key issues.
Publics figures routinely take on the media, oftentimes to protest perceptions of inaccurate or biased coverage. In some cases the role the role of the media becomes a key issue in a political campaign.
Criticism of media seems to have worked. Opinion polls shows that the journalism profession today is generally held in low regard. As public trust in political institutions declined after the revolution of 14th January, so did support for the media. Public trust in political institutions has increased after 23 October, though the media have not enjoyed a similar surge support.
Why have the media lost the public trust ? There are various explications that scholars and media observers have offered.  One  is that the media have became too intrusive and obsessed with the sensational. Second, some suggest that media coverage tilts towards the trivial, especially in campaign politics, and emphasizes such events as candidate pratfalls and misstatements while ignoring key issues. Third, as journalists have moved from straight reporting to also analyzing the news, the public perceives them as just another set of self-interested players in the political games. Fourth, some observers suggest that the rise of  “celebrity journalism”, with is characterized by certain prominent reports commanding large public speaking fees, has made the journalism’s profession appear as tainted by money and conflicts of interest as the political world.                

vendredi 28 octobre 2011

La Deuxième République. Quelle image pour la Tunisie de demain ?


  
 La révolution  tunisienne a débouché sur des élections grandioses malgré le nombre important de contestation et les tunisiens ont choisi et les urnes lui ont servi de traducteurs. Et voilà que les résultats viennent révéler le vrai poids des différents Partis politique. La découverte de la vérité, issu des tunisiens, était choquante pour moi et pour beaucoup de démocrates tunisiens.  Ennahda a remporté le plus important nombre siège à l’assemblé constituante, devant le Congrès pour la République avec 30 sièges, Ettakatol avec 21.  Hier, le soir, Kamel Jandoubi (président de l’ISIE) a annoncé que le nombre des électeurs atteint 7, 5 millions (une première dans l’histoire de la Tunisie) puis, il relève les résultats des élections du 23 Octobre 2011, et la liste des Partis vainqueurs :
Classement
Nom du Parti vainqueurs
Nombre de sièges
1
Ennahda
90
2
Congrès pour la république
30
3
Ettakatol
21
4
Al Arida al-chaabia
19
5
PDP
17
6
Le Pole Démocratique Moderniste
5
7
Afek Tounes
5
8
Al Badil Ethaouri
3
9
Mouvement des patriotes démocratiques
2
10
El Oumma 
1
11
Mouvement du Peuple
1
12
Parti libéral Maghrébin
1
13
L’indépendant
1
14
Liste des voix de l’Avenir
1
15
L’union patriotique libre
1
16
Al Nidhal
1
17
Parti Justice et équité
1
18
Chams al-Aridha
1
19
Front patriotique tunisien
1
20
Mouvement du peuple unioniste
1
21
La justice
1
22
Fidélité aux Martyrs
1



   Ces résultats posse beaucoup de problèmes pour un nombre important de tunisiens. Ennahda, un parti islamiste, à remporter les élections et la nouvelle constitution… ?
Nous savons tous, que la laïcité s’oppose à l’utilisation de la religion dans le domaine politique.  Les dirigeons d’Ennahda parlent d’un modèle turc, mais ils oublient que le régime politique en Turquie  est dû à Kamel Atatürk qui a mit fin au régime théocratique Ottoman en 1922, instaurant la séparation totale entre le religieux et le pouvoir politique. Ainsi, l’expérience démocratique en turque qui a donnée la réussite du Parti pour la justice et le développement en 2002, s’inscrit dans un contexte historique bien différent : Une république turque laïque dont la laïcité est défendu par l’Armée, considérée comme la protectrice du régime instauré par Atatürk. Mais, en Tunisie les choses change radicalement, car la constitution sera fortement inspirée par l’idéologie des Nahdaoui, majoritaire dont la l’assemblé constituante avec 41,47%. Les islamistes objectent que la loi découle de l’éthique et qu’il n’y a d’éthique sans religion, c’est pourquoi qu’il faut noter que la situation semble ambigüe, car l’idéologie du parti gagnant aux élections diffère des autres partis « progressistes » représentés à l’Assemblée. Devrions-nous résigner à n’avoir le choix qu’entre la dictature et les islamistes ??? Je crois, qu’on peut avancer vers un régime démocratique, mais la grande question est comment ?


·       Avec l’acceptation de la différence, c'est-à-dire de l’autre.
·       Le respect des droits de l’homme, de l’égalité totale entre sexes dans les droits et les devoirs.
·       La liberté de fois et de pratique religieuse.  
·       La séparation entre le domaine religieux et le domaine politique.
·       Le droit à une justice équitable
·       La séparation des pouvoir : le pouvoir législatif confié au Parlement, le pouvoir exécutif confié à un gouvernement élu et le pouvoir judiciaire confié aux juges, sous contrôle d’une haute instance qui doit contrôler la bonne application des lois.  
·       La liberté de la presse.   
       
   Tous ces principes universelles ne peuvent être traduits dans la nouvelle Constitution, qu’avec une véritable pression aux sein d’Assemblée Constituante pour protéger les acquis et réaliser les inspirations des tunsiens qui ont descendu dans les rues le 14 Janvier pour dire la dignité, l’égalité et pour les libertés. Le rôle des tunisiens est important, car on peut donner une leçon démocratique aux différents pays arabe qui reste encore prisonnières de la théocratique et des régime moyenâgeux, et montrer que la Tunisie, ce petit pays, est grand par son histoire et par son peuple qui a lancé le l'étincelle du printemps arabe.